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Mot
de remerciement à l´occacion de la remise de la medaille "Hermann Kesten" au "Journaliste
en danger" (JED) en date du 13/11/2005,
Monsieur Donat M´Baya Tshimanga, président de "Journaliste
en danger"
Mesdames, Messieurs les membres de PEN Allemagne
Madame la directrice de PEN Allemagne
Distingués Invités
Mesdames, Messieurs
Lorsque le 14 septembre 2005 nous avons reçu le courrier de
PEN Germany nous annonçant que notre organisation, Journaliste
en danger (JED), a été désignée par la
direction du Centre PEN en Allemagne pour recevoir la prestigieuse « Médaille
Hermann Kesten », c’est à peine si nous n’avons
pas pu verser des larmes. Cette fois, nos larmes n’étaient
pas celle de la douleur ou de la tristesse. Ce fut des larmes de Joie.
Une joie légitime pour nous qui étions habitués à recevoir
des injures et des quolibets parce que nous avons décidé de
consacrer nos énergies à défendre, dans un pays
qui traverse une crise politique aigue ponctuée de deux guerres
parmi les plus meurtrières de ce début du 21ème
siècle, un droit de l’Homme parmi les plus fondamentaux, à savoir
la liberté d’expression.
Et, c’est avec cet enthousiasme que nous avons accepté de
recevoir ce jour cette Médaille instituée par la Section
allemande PEN en souvenir de l’écrivain allemand
Hermann Kesten, né à Nuremberg en 1900 et qui a consacré sa
vie à la protection des écrivains d’expression
allemande traqués dans l’Europe de l’époque.
Nous
sommes fier de recevoir cette Médaille qui a été précédemment
décernée à de prestigieuses personnalités
comme le défenseur des droits de l’Homme Helmut Frentz,
le prix Nobel Günter Grass, le dramaturge anglais Pinter et les écrivains
palestinien et Israélien Sumaya Farhat Naser et Gilla Svirsky
pour leur contribution à la paix au Proche Orient.
En ce jour mémorable, nous voulons promettre à toutes
ses illustres personnalités que Journaliste en danger (JED),
organisation indépendante et non partisane de défense
et de promotion de la liberté de la presse, restera toujours
digne de la mission conduite par Hermann Kesten en protégeant à tout
prix le droit pour les journalistes et les médias d’informer
en toute liberté et celui pour le public d’accéder à une
information toute aussi libre et diversifiée.
Ce jour est aussi mémorable pour notre pays : la République
démocratique du Congo. Un pays qui fait 80 fois son ancienne
puissance colonisatrice qu’est le Royaume de Belgique, 4 fois
la France pour ne citer que ces deux pays. La RD Congo, c’est
une superficie, au centre de l’Afrique, de 2.345.000 Km2 pour
une population estimée à près de 60 millions d’âmes
reparties en plus de 400 ethnies qui ont toujours vécues harmonieusement.
Notre pays, c’est aussi cette immense réserve des richesses
du sol et du sous-sol, don de la Providence, mais sur laquelle vivent
les populations parmi les plus pauvres de la planète. Les populations
congolaises meurent de faim alors que notre pays n’est que terres
fertiles. Les populations congolaises dans leur majorité n’ont
pas accès à l’eau potable et à l’électricité alors
que nous possédons l’une de plus grande réserve
d’eau faite d’un majestueux fleuve, d’innombrable
lacs et rivières et que la source du Nil se trouve sur notre
territoire.
Toutes ces richesses, don de la générosité de
la nature comme nous l’avons souligné plus haut, n’ont
pas pu donner le bonheur au peuple congolais. A l’incapacité de
gérer ces richesses naturelles au bénéfice de
tous, se sont ajoutées les convoitises
extérieures qui ont contribué à l’exaspération
de deux conflits armés que notre pays a connu ces 7 dernières
années.
C’est pourquoi, en recevant la Médaille Hermann Kesten
ce jour, nous voudrions la dédier de manière générale à notre
pays, la République démocratique du Congo et aux 3,5
millions de morts, victimes directs ou indirects, des deux guerres
récentes qui ont ensanglanté le pays. Puisse notre pays
panser ses plaies et sortir, enfin, de la longue crise politique dont
la cause originelle reste, pour nous, le non respect des droits de
l’Homme et la mauvaise gouvernance.
Nous dédions également ce prix à tous les journalistes
congolais, quelle que soient leurs lignes éditoriales, pour
leur contribution à la résolution pacifique de la crise
congolaise.
De manière particulière, nous dédions cette Médaille à Franck
Ngyke Kangundu, journaliste congolais, ainsi qu’à son épouse,
Hélène Mpaka, tous deux assassinés par balles,
le 3 novembre 2005, à Kinshasa devant leurs enfants, selon toute
vraisemblance, par des tueurs à gage payer pour faire taire à jamais
quelqu’un dont la plume commençait à déranger.
Que cette Médaille puisse nous stimuler d’avantage afin
nous puissions obtenir que les exécutants et les commanditaires
intellectuels de cet ignoble assassinat puissent être trouvés
et sanctionnés conformément à la loi.
Sur le même chapitre, nous dédions cette médaille à la
mémoire de tous les journalistes et collaborateurs des médias
tués ou portés disparus ces dix dernières années
en RD Congo et pour lesquels aucune enquête fiable n’a été menée.
Nous pensons plus spécialement à Pierre Kabeya, reporter
du journal KIN-MATIN tué le 8 juin 1994 à Kinshasa, Adolphe
Kavula Missamba, Directeur du journal NSEMO, tué le 12 novembre
1994 à Kasangulu, Belmonde Magloire Missinhoun, Directeur du
journal LE POINT CONGO, porté disparu depuis le 13 septembre
1998, Akite Kisembo, interprète de l’envoyé spécial
de l’AFP (Agence France Presse) à Bunia dans l’Ituri,
porté disparu depuis le 3 juillet 2003 et Pascal Kabungulu,
activiste des droits de l’Homme, assassiné froidement à son
domicile le 31 juillet à Bukavu dans la province du Sud-Kivu.
Que de leur sang versé puisse germer plus de liberté d’expression
dans notre pays.
Nous dédions aussi cette Médaille à la mémoire
de notre collègue, Mwamba wa ba Mulamba, co-fondateur de Journaliste
en danger (JED) et ancien secrétaire général de
notre organisation, décédé le 2 décembre
2001 à Kinshasa dans des condition qui restent mystérieuses à ce
jour.
Pour toutes ces personnes tombées la plume à la main
en RD Congo, nous vous invitons, Mesdames, Messieurs, à vous
lever et à garder une minute de silence en leurs mémoires.
Mesdames, Messieurs
Distingués Invités
Journaliste en Danger (JED), que vous avez tenu à honorer aujourd’hui,
est une organisation indépendante et non partisane créé à Kinshasa,
le 20 novembre 1998, à l'initiative d'un groupe de journalistes
congolais. Elle se consacre au quotidien à la défense
et à la promotion de la liberté de la presse, d'abord
en RDC et depuis, mai 2003, dans huit autres pays de l'Afrique Centrale
couverts par l'OMAC (Organisation des Médias d'Afrique Centrale
dont le siège est à Bujumbura, capitale du Burundi. Les
8 autres pays sur lesquels s'étend le mandat de JED sont les
suivants : Burundi, Cameroun, Congo/Brazzaville, Gabon, Guinée
Equatoriale, République Centrafricaine, Rwanda et Tchad.
JED n'est pas une association corporatiste réservée exclusivement
aux journalistes. C'est, plutôt, une structure totalement indépendante
et ouverte à tous ceux qui se sentent une vocation pour défendre
et promouvoir leur droit d'informer en toute liberté et d'être
informé de la même manière et sans exclusive. Il
s'agit d'une association sans but lucratif.
JED est née d'un souci que ses fondateurs se sont fait au constat
selon lequel il ne se passait plus aucun jour sans que, quelque part
dans la société congolaise, la liberté de la presse
ne soit impunément violée, sans qu'une plume ne soit
brisée. Le constat était aussi que les journalistes sont,
souvent, des victimes d'une justice sommaire. En effet, tout détenteur
d'une parcelle de pouvoir politique, économique ou militaire
se rend de plus en plus justice chaque fois que le discours de la presse
ne l’agrée pas. Le journaliste est envoyé en prison
pour autant de temps que le voudra la personne « outragée ».
Le média est interdit. La justice qui aurait pu jouer le rôle
d'arbitre, est totalement assujettie au politique et à l'argent.
C'est elle qui devient le bras séculier de tous ceux qui ne
tolèrent pas la moindre critique ou la moindre contradiction.
JED travaille au quotidien pour :
•
Surveiller la liberté de la presse dans les 9 pays de la sous
région Afrique Centrale par le monitoring et des enquêtes
sur terrain;
•
Mener des actions de plaidoyer, de protestation (par des lettres ou
alertes) et de lobbying auprès des autorités publiques
et des responsables des atteintes à la liberté de la
presse pour faire cesser ces violations dans chacun des pays et/ou
obtenir réparation;
•
Visiter hebdomadairement les journalistes emprisonnés ;
•
Attribuer (directement ou indirectement) une petite bourse d'assistance
aux familles des journalistes tués ou emprisonnés en
raison de l'exercice de leur profession ;
•
Apporter de l'assistance juridique aux journalistes ou médias
poursuivis devant les cours et tribunaux pour leur travail par la mise à disposition
des avocats;
•
Observer des procès contre les médias ou les journalistes
;
•
Participer à des études sur l'amélioration du
cadre juridique, politique et économique de l'exercice de la
liberté de la presse ;
•
Publier des rapports annuels sur la liberté de la presse ou
sur des thèmes spécifiques en rapport avec l'actualité,
seuls ou avec des partenaires ;
•
Organiser des ateliers, conférences, séminaires sur des
questions d'éthique et de déontologie ou de traitement
de l'information
•
Publier un Magazine dédié à la promotion de la
liberté d’expression dénommé « Plume
et Liberté »
Mesdames et Messieurs,
Distingués invités
Pour mieux agir et faire changer les choses, JED
s'emploie, depuis sa création, à être impliqué dans le réseau
mondial des organisations de défense et de promotion de la liberté de
la presse et des droits de l’Homme. A ce titre, JED est membre
de IFEX (International Freedom of Expression Exchange) le plus grand
réseau mondial des défenseurs de la liberté d'expression.
JED est aussi membre du Réseau International de Reporters sans
frontières, une référence mondiale dans la défense
de la liberté d'expression. JED travaille aussi en étroite
collaboration avec d'autres organisations toutes aussi prestigieuses
comme le Commettee to Protect Journalists (CPJ/New York), Human Rights
Watch, Amnesty International, Media Institute for Southern Africa,
Article 19, La Fédération Internationale des Journalistes
(FIJ), Pen International (Londres) ainsi que les agences du système
des Nations Unies spécialisées dans les droits de l'Homme.
Notre seul moyen d’action reste la sensibilisation et la conscientisation
de l’opinion tant nationale qu’internationale. A l’image
de Hermann Kesten, le
dialogue constitue notre arme de persuasion. Ce
dialogue s’accompagne
du lobbying et du plaidoyer en faveur de la liberté d’expression.
Depuis huit ans que JED existe et travaille quotidiennement en RD Congo,
nous avons pu, grâce à cette stratégie, obtenir
la libération des journalistes emprisonnés et la levée
de l’interdiction ou de la confiscation des médias privés
par les pouvoirs publics.
La liberté d’expression de manière générale
a toujours été une quête extrêmement difficile
dans notre pays. Pendant les 32 ans de dictature de feu Maréchal
Mobutu, le journaliste était officiellement défini comme « un
militant du MPR chargé de véhiculer les idéaux
du parti Unique ». Avec une telle vision du rôle du journaliste,
celui-ci était réduit, malgré lui, au rôle
de chantre des prouesses réelles ou imaginaire du dictateur.
Lorsque en août 1998 éclate la guerre dite de libération
conduite par des troupes hétéroclites de l’AFDL
(Alliance des Forces Démocratiques pour la Libération
du Congo) sous la houlette de Laurent-Désiré Kabila fortement
appuyé par des troupes rwando-ougandaises, les médias
congolais ont largement appuyé par leurs plumes la marche vers
Kinshasa de ceux que l’ont a appelé « les petits
hommes verts de Kabila ». Cet appui des médias l’était
dans l’espoir que la chute du dictateur donnerait un plus à la
liberté d’expression.
Pourtant, le 17 mai 1997, lorsque Mobutu fuit Kinshasa et que les troupes
de l’AFDL entrent dans la capitale de ce qui était déjà devenu
l’ex-Zaïre, les journalistes et les médias commencent à déchanter.
Les tombeurs de Mobutu n’acceptent pas la critique et la contradiction.
Les activités des partis politiques et des syndicats sont interdites.
Les nouveaux maître du pays se comportent en véritable
terrain conquis : confiscation des biens meubles et immeubles, bastonnade
et exécutions extrajudiciaires. Bref, c’est quasi la jungle
qui s’installe sur le lit préparé par 32 années
de dictature.
Dès septembre 1997, le nouveau régime fait son premier
journaliste prisonnier : Polydor Muboyayi Mubanga, Editeur-directeur
du quotidien proche de l’opposition « LE PHARE ».
Il est arrêté, battu et blessé avant d’être
acheminé à la prison Centrale de Makala débaptisé « Centre
pénitentiaire et de rééducation de Kinshasa, CPRK)
où il restera pendant trois mois sans jugement. Muboyayi y rejoint
les dignitaires de l’ancien régime qui avaient résolu
de ne pas quitter le pays à la chute de Mobutu. Le tort du journal
LE PHARE aura été d’avoir publié une information
faisant état de la mise sur pieds, sur des bases ethniques,
d’une garde prétorienne à l’image de l’ancienne
Division Spéciale Présidentielle du Maréchal Mobutu.
L’auteur de cet article qui plongea le président LD Kabila
dans une colère inoui n’était rien d’autre
que mon collègue ici présent Tshivis Tshivuadi, aujourd’hui
secrétaire général de notre organisation. A cause
de cet article, Tshivis va s’exiler à l’intérieur
même du Congo pendant six mois abandonnant son bébé qui
venait de naître quelques jours plus tôt.
Cet emprisonnement de l’Editeur-directeur d’un des journaux
le plus en vue dans la capitale congolaise était un signal fort à l’endroit
de tous les journalistes et médias qui étaient restés
les seuls à donner de la voix pour dénoncer la tentation
totalitaire du nouveau pouvoir caractérisé par des violations
massives des droits de l’Homme, la corruption et la concussion,
le népotisme et nous en passons.
De septembre 1997 à la mort de LD Kabila le 16 janvier 2001,
au bas mot 150 journalistes ont été envoyés en
prison pour de plus ou moins longues périodes pour avoir exercé un
peu plus librement leur travail. Au moins dix d’entre eux ont été déféré devant
une cours d’exception militaire, la défunte tristement
COM (Cour d’Ordre Militaire) qui se révélera, un
peu plus tard, avoir servi de bras séculier à une industrie
du crime piloté par son ancien procureur aujourd’hui condamné à la
peine capitale et qui séjourne dans la même prison où il
a enfermé de milliers d’innocents.
C’est dans ce contexte trouble que JED est né un certain
20 novembre 1998. Ce fut notre rébellion face aux emprisonnement,
aux bastonnades et diverses agressions à l’encontre des
journalistes. Vu sous cette époque, il fallait un courage suicidaire
pour élever la voix de l’intérieur au moment où tout
le monde était contraint au silence. Cette témérité nous
a valu des interpellations, des menaces de mort, des injures et même
des moments d’exil. Imaginez un instant que presque chaque soir,
nous devrions changer de lieu pour dormir afin d’échapper à ceux
qui nous en voulaient pour notre travail.
Il a fallu attendre la prise de pouvoir par le Président Joseph
Kabila, qui succédait à son père feu Laurent-Désiré Kabila
assassiné un mois plus tôt, pour que JED sorte sur la
place publique. Avant, Elle était quasi un mouvement clandestin
maints fois accusé d’être au service de l’étranger
et de constituer, ce qu’un journal congolais proche du pouvoir
de l’époque avait appelé « la cinquième
colonne » dans la capitale de la rébellion qui sévissait à l’est
de la RD Congo.
Dès cette période, les journalistes et médias
vont connaître une période de répit mais qui ne
sera pas de longue durée. Face à l’impunité généralisée
et à la poursuite des pratiques quasi maffieuses dans la gestion
des affaires publiques, les journalistes vont une fois de plus payer
le pris de leur liberté à dire tout haut ce que tout
le monde dit à voix basse. Dès cet instant, profitant
d’une justice rongée par la corruption et le clientélisme
politique, tout détenteur d’une parcelle de pouvoir politique, économique
ou militaire peut arrêter un journaliste qui le dérange
et l’envoyer en prison autant de temps qu’il le souhaite.
Dans la perspectives des prochaines élections prévues
pour se tenir au plus tard le 30 juin 2006 et qui seront les premières
réellement libres et transparentes, la violence contre les journalistes
ne fait que s’amplifier davantage. Les arrestations, les menaces
et harcèlement des professionnels des médias ont pris
l’ascenseur depuis le début de l’année 2005.
De simples menaces de mort et tentative d’assassinat, les ennemis
de la liberté de la presse ont franchi le Rubicon en
assassinant froidement, le 3 novembre dernier à Kinshasa, un journaliste
et son épouse, notre collègue FRANCK NGYKE KANGUNDU, chef de
la rubrique politique au quotidien La Référence Plus.
Cet acte ignoble a plongé tous les journalistes du Congo dans l’émoi.
Ils ont demandé, conformément à une loi datée de
1959, l’autorisation d’organiser, lundi 7 novembre 2005, une marche
silencieuse pour réaffirmer le caractère sacré de la vie
et revendiquer une enquête sérieuse menée par une commission
mixte pouvoirs publics, organisations indépendantes et mission des nations
unies au Congo. Après avoir accepté, le gouverneur de la ville
s’est rétracté, et a refusé d’autoriser cette
manifestation pacifique.
A JED nous avons pris l’engagement de na pas laisser tomber les bras
et de continuer à mener nos enquêtes pour découvrir les
tueurs du coupe du journaliste ainsi que leurs commanditaires. Nous avons aussi
pris l’engagement de faire un travail de lobbying pour que la commission
d’enquête mixte puisse être mise sur pieds et qu’elle
puisse travailler librement. Dans le contexte qui est celui que nous venons
de vous décrire, nos engagements ne vont pas sans risques. Les commanditaires
de ce double assassinat ne nous laisseront pas faire. C’est pour cette
raison que du haut de cette tribune, nous interpellons le gouvernement de la
République fédérale d’Allemagne, l’Union Européenne
et les Nations Unies à s’impliquer davantage pour démanteler
l’industrie du crime qui prospère dans notre pays et qui, à présent,
est mise à contribution pour faire taire les journalistes et les activistes
des droits de l’homme.
Aucune élection libre et démocratique ne peut se tenir dans un
pays où opère impunément une maffia de la mort. Le peuple
congolais appelle de tous ses vœux des élections libres et transparentes
dans un climat de paix et de sérénité. Un climat de terreur
entretenu ne peut que porter un discrédit sur le processus de normalisation
en cours. On ne peut vaincre la violence dans l’impunité.
Que Dieu bénisse la RD Congo
Que Dieu garde les journalistes congolais
Je vous remercie.
Donat M’Baya Tshimanga
Président JED
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